juin 29, 2015

La refonte de la loi sur l'immigration et les consultations sur le livre vert risquent d'occuper la rentrée parlementaire de Simon Jolin-Barrette.

Alors que le premier ministre Philippe Couillard a annoncé qu'il comptait augmenter le nombre d'immigrants, la ministre de l'Immigration Katherine Weil devrait présenter à l'automne une nouvelle politique et un plan d'action sur l'immigration.

Porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière d'immigration, le député de Borduas assure qu'il suivra les travaux liés à l'adoption de cette politique avec intérêt. Le politicien a d'ailleurs déposé en mars dernier un nouveau pacte de modernisation de cette loi, dont la dernière mouture date de 1991.  M. Jolin-Barrette y propose notamment des mesures pour assurer une meilleure intégration et une meilleure francisation des immigrants. Il souhaite que le gouvernement s'en inspire.

Il souhaite notamment que la grille de sélection sur le plan des critères académiques soit également adaptée aux besoins actuels du marché de l'emploi, en accordant notamment davantage de points à la formation professionnelle. «Nous avons une grande difficulté à intégrer les immigrants sur le marché économique et d'avoir un emploi à la hauteur de leur compétence», explique-t-il.

Il propose notamment de se concentrer sur la régionalisation de l'immigration et la création de programmes de parrainage et de stage dans les entreprises publiques et privées pour doter les immigrants d'une première expérience de stage en sol québécois. «Les immigrants me disent qu'ils n'obtiennent pas d'emploi parce qu'ils n'ont pas d'expérience de travail au Québec sur leur CV. Même s'ils ont de l'expérience à l'étranger, les entreprises sont frileuses», explique-t-il.

Livre vert, qualité de l'environnement et changements climatiques

Côté environnement, l'automne s'annonce déjà chargé pour M. Jolin-Barette, également porte-parole de la CAQ sur le sujet. Les consultations sur le livre vert, un grand dossier, devraient débuter le 30 août et devraient être suivies de la modernisation de la loi sur la qualité de l'environnement. Le député devrait également suivre avec intérêt la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Paris, qui se déroulera à la fin novembre.

Le député souhaite également se pencher sur la question de la faune et des parcs, notamment sur la diminution du nombre des agents de conservation. Il soutient qu'il a d'ailleurs déjà posé des questions à ce sujet au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard. «Il y a une problématique au niveau de la pêche et du braconnage. C'est une industrie qui rapporte beaucoup d'argent à l'État, mais il faut aussi s'assurer de protéger la ressource», soutient-il.

Bilan

En relâche parlementaire depuis quelques jours, le député caquiste de Borduas en a profité pour faire le bilan de ses bons coups au cours de la session de printemps.

M. Jolin-Barrette a également fait partie du comité qui a développé la politique sur le harcèlement au travail. «La politique, c'est un milieu très masculin, plus âgé. Il y a une question de mentalité, d'attitude à modifier. Je pense que c'est un pas dans la bonne direction pour amener plus de respect», explique-t-il.

Dans la circonscription, le député provincial a également joint sa voix à celle du député fédéral Matthew Dubé pour demander à la ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt, de réglementer la vitesse sur une partie de la rivière Richelieu, dont ils attendent toujours la réponse.

(Un article de Karine Guillet)

(19 juinl 2015 – ©Oeil Régional)

Crédit photo : TC Média


 

mai 26, 2015

Le gouvernement libéral veut « évacuer » rapidement « toute incertitude » sur l’avenir du projet de cimenterie à Port-Daniel. Le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, veillera à assurer l’adoption du projet de loi 37 avant l’ajournement des travaux parlementaires, le vendredi 12 juin, a appris Le Devoir.

Les élus ont achevé lundi l’étude détaillée du projet de loi consistant à « confirmer » l’« interprétation » du Parti libéral du Québec et du Parti québécois selon laquelle le projet de Ciment McInnis est dispensé de l’examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) puisqu’il a été présenté une première fois avant l’entrée en vigueur de la nouvelle version de la Loi sur la qualité de l’environnement.

« La Gaspésie a été déçue souvent. On n’a pas le droit de manquer notre coup. On prend des mesures de prudence pour que les marchés financiers continuent d’être présents », a déclaré le ministre de l’Économie, Jacques Daoust, en commission parlementaire lundi.

À plein régime, la cimenterie de Ciment McInnis émettra plus de 1,75 million de tonnes de gaz à effet de serre (GES) par année. Elle sera à l’origine de 2 % des émissions de GES totales du Québec.

Le « projet le plus polluant de l’histoire du Québec » échappera à la moindre évaluation environnementale indépendante, a dénoncé le député caquiste Simon Jolin-Barrette. « On demande un BAPE quand ça nous tente. Quand ça ne nous tente pas, quand il y a des votes à acheter, on ne demande pas d’autorisation environnementale », a-t-il lancé.

« On manque de projets »

M. Jolin-Barrette a aussi écorché la décision d’injecter pas moins de « 450 millions d’argent public » afin de créer quelque 200 emplois. « Le gouvernement aurait dû faire mieux », a-t-il dit.

Au Québec, « on ne manque pas d’argent, on manque de projets », a rétorqué le ministre Daoust, mettant au défi l’élu caquiste de « trouver un autre projet ». « On va peut-être le faire aussi. »

En adoptant le projet de loi 37, les élus de l’Assemblée nationale tueront dans l’oeuf toute tentative de Lafarge Canada — un « concurrent » de Ciment McInnis — de faire échouer le projet de cimenterie à Port-Daniel au moyen d’interminables procédures judiciaires.

Lafarge Canada entendait faire invalider par la Cour supérieure le certificat d’autorisation octroyé par le ministère de l’Environnement au projet decimenterie à Port-Daniel-Gascons. Le tribunal a reporté l’audition au mérite de son recours, dont le coup d’envoi était fixé au lundi 2 mars, au lendemain du dépôt du projet de loi 37.

L’adoption du projet de loi 37 constituerait un pied de nez au principe de l’État de droit, selon la Coalition avenir Québec. « On a choisi de vivre dans un État de droit. Ici, le politique intervient directement dans la job des tribunaux », a déploré M. Jolin-Barrette. Qui plus est, il s’agit d’un « mauvais projet » économique et environnemental, a-t-il martelé.

La « multinationale étrangère » Lafarge « a un procédé plus polluant à la tonne que la nouvelle entreprise », Ciment McInnis, a fait remarquer M. Daoust. « Je suis passé à Saint-Constant [où se trouvent ses installations] en fin de semaine et je n’ai pas vu d’oiseaux malades », a-t-il souligné.

Ciment McInnis pilote le « projet de développement économique le plus important de l’histoire de la Gaspésie », a fait valoir pour sa part le député de Bonaventure, Sylvain Roy. L’élu péquiste s’en est pris lundi à tous ceux qui ont une « vision passéiste, folklorique, moyenâgeuse de ce que sont les régions, de ce qu’est la Gaspésie » en dépeignant ses résidants comme « des gens qui ne veulent vivre que de chasse et de pêche ». « On veut vivre aussi de la modernité ou de la postmodernité pour certains théoriciens. On veut vivre aussi d’un essor industriel. On y a droit », a soutenu l’élu péquiste.

(Un article de Marco Bélair-Cirino)

(26 mai 2015 – ©Le Devoir)


 

mai 26, 2015

Le projet de cimenterie de 1 milliard $ à Port-Daniel-Gascons en Gaspésie vient de franchir une autre étape de sa réalisation, mais la Coalition avenir Québec, qui a tout fait pour s'y opposer, ne s'avoue pas vaincue.                                          

L'étude détaillée du projet de loi qui permet à ce vaste complexe industriel d'échapper aux évaluations environnementales a été complétée lundi en commission parlementaire, malgré les tentatives caquistes de stopper ce projet qualifié carrément d'«immoral».

La CAQ exige maintenant du gouvernement qu'il rende publique l'entente entre les promoteurs du projet, Ciment McInnis, et l'État. Le projet est en effet financé presque à moitié par des fonds publics, 250 millions $ en prêt et 100 millions $ en capital-actions d'Investissement Québec, en plus de 100 millions $ de la Caisse de dépôt.

Selon le porte-parole caquiste en matière d'environnement, Simon Jolin-Barrette, les Québécois ont le droit de connaître les modalités de l'entente, surtout que le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, plaide que ce projet de loi est nécessaire pour des raisons financières.

«Ce serait pertinent, quand il y a autant d'argent public, que l'entente soit déposée, a déclaré M. Jolin-Barrette en conférence de presse, au terme de l'étude détaillée en commission parlementaire. (...) Ce n'est pas normal qu'on n'ait pas la structure de financement de ce projet.»

La CAQ a toutefois précisé qu'elle avait fait une demande d'accès à l'information, mais que le document lui a été refusé. Le parti veut par ailleurs continuer avec vigueur à faire entendre la voix des opposants. «Moi, j'ai fait mon travail de parlementaire. On va continuer à dénoncer cette position des deux vieux partis (PLQ et PQ).»

Grosso modo, le bref projet de loi officialise en quelque sorte une dérogation, puisque le projet de Ciment McInnis serait ainsi à l'abri de toute évaluation environnementale sous l'égide du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Il se trouve aussi à invalider toute décision d'un tribunal qui assujettirait le projet à une évaluation environnementale.

Car un concurrent de Ciment McInnis, Lafarge Canada, poursuit une action en justice intentée l'été dernier dans l'espoir de faire invalider le certificat d'autorisation du projet. Or des délais provoqués par une longue bataille judiciaire pourraient carrément faire avorter le projet, selon une source du gouvernement, qui a indiqué que ce projet de loi doit donc être adopté avant la fin de la session à la mi-juin.

Mais aux yeux de Simon Jolin-Barrette, cette pièce législative constitue un «passe-droit» conféré à «des fins électoralistes» à un seul citoyen corporatif pour un projet qui n'est même pas rentable. Qui plus est, c'est une entrave au principe de la séparation des pouvoirs, a-t-il poursuivi, parce que le législatif se trouve à museler le judiciaire.

«On intervient directement dans le processus judiciaire. Et, même si un juge rendait une décision dans un tel dossier, bien, le gouvernement ne respecterait pas sa décision, le projet de loi fait en sorte qu'on vient complètement enlever l'autorité judiciaire dans le cadre de notre État de droit.»

Le porte-parole caquiste et député de Borduas a admis que sa formation a rencontré les représentants de Ciment Lafarge, mais se défend d'être le porte-voix d'un lobby d'opposants. «Absolument pas. Nous, ce qu'on dit, c'est que le projet n'est pas bon économiquement, il n'est pas bon aussi sur le plan environnemental, parce qu'il s'agit du projet le plus polluant. Et nous n'avons aucun lien avec les groupes, et je peux vous assurer que, lorsque je parle, je parle au nom des citoyens de Borduas et au nom des citoyens du Québec.»

La cimenterie va alourdir le bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec en éjectant près de deux millions de tonnes de gaz par année, a déploré M. Jolin-Barrette, soit une hausse de 6 pour cent du secteur industriel québécois. C'est inacceptable de la part d'un gouvernement qui se vante de faire la lutte aux changements climatiques, a-t-il dit.

«C'est toujours deux poids, deux mesures, on prêche à gauche pendant que la main droite fait complètement autre chose. Donc, c'est complètement immoral de ne pas assujettir de projet de cimenterie à un BAPE.»

Pour sa part, le ministre du Développement économique, Jacques Daoust, qui pilote ce projet de loi, a fait valoir que les entreprises rivales utilisent des procédés bien plus polluants à la tonne que ceux de Ciment McInnis.

«On a fait état d'oiseaux pollués, on les voyait presque tousser sur le Rocher Percé, a dit ironiquement M. Daoust en commission parlementaire pour dépeindre les positions des opposants. Je suis passé en fin de semaine à Saint-Constant (siège d'une autre cimenterie) et je n'ai pas vu d'oiseaux malades.»

Quant à l'opposition officielle péquiste, qui est favorable au projet, elle a condamné la position de la CAQ, jugée rétrograde. «On a une vision passéiste, folklorique, moyenâgeuse (à la CAQ) sur cette question des régions, sur ce qu'est la Gaspésie», a dit le député de Bonaventure, Sylvain Roy.

Le projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons a été annoncé sous le gouvernement péquiste et retenu par les libéraux une fois au pouvoir.

(Un article de Patrice Bergeron)

(25 mai 2015 – ©La Presse)


 

mai 26, 2015

Le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en environnement et développement durable et député de Borduas, Simon Jolin-Barrette, veut obtenir la garantie du ministre Heurtel que son projet de réforme et d’élargissement de la consigne ne se fera pas sur le dos des contribuables.

Le député de Borduas rappelle que plusieurs rumeurs au sujet de cette fameuse consigne circulent depuis quelques semaines. Selon lui, le ministre doit maintenant dévoiler ses réelles intentions. « Seulement 40 % des millions de contenants en verre utilisés annuellement sont récupérés, recyclés et valorisés. Plusieurs milliers de tonnes aboutissent dans les sites d’enfouissement. Et ça représente des pertes énormes pour le Québec. Le coût de l’implantation et de l’exploitation d’un système de consigne ne sera pas négligeable. Le ministre doit s’engager à ce que les contribuables ne fassent pas les frais de cette réforme », déclare-t-il.

Le porte-parole caquiste déplore le brouillard dans lequel sont plongés les citoyens, commerçants et groupes environnementaux à cause du manque de transparence du ministre. « Tous ces gens veulent savoir si le prix de la consigne augmentera et, si oui, de combien. Ils veulent également savoir à quoi s’appliquera la consigne : les contenants en verre, en aluminium et en plastique, dont les bouteilles d’eau ? Le ministre doit dire s’il élargira sa nouvelle consigne », explique-t-il.

Finalement, Simon Jolin-Barrette demande au ministre Heurtel de dévoiler, dans les plus brefs délais, s’il compte bel et bien aller de l’avant avec un projet de loi au début de l’année 2016, pour que le nouveau système soit implanté pour 2017, tel que les rumeurs le laissent entendre.

Source: Communiqué

(22 mai 2015 – ©Laurier Le Journal)


 

 

avril 15, 2015

La journaliste Marie-Eve Gaudreau de TVR9 est allée rencontrer Simon Jolin-Barrette au bistro Sir Wilfrid, situé à Mont-Saint-Hilaire, afin de faire le bilan de sa première année à titre de député de Borduas. (11 avril 2015)

Entrevue (7 min 38)

(Un reportage de Marie-Eve Gaudreau)


 

 

avril 14, 2015

Le mardi 7 avril dernier, le député de Borduas, Simon Jolin-Barrette, tenait une Soirée portes ouvertes à son bureau de circonscription. Cette soirée marquait également le premier anniversaire de son élection à titre de député de Borduas.

Cette soirée était une occasion pour les citoyens de Borduas de venir rencontrer Monsieur Jolin-Barrette et d’échanger avec lui sur des sujets politiques, ou encore, pour partager des situations personnelles. « Nous avions organisé une soirée semblable lors de la dernière session parlementaire et l’expérience s’était avérée concluante. J’étais bien heureux de pouvoir célébrer ma première année en tant que député de Borduas avec les citoyens de ma circonscription ».

Bilan de son travail en circonscription

Simon Jolin-Barrette, qui a été élu le 7 avril 2014, trace un bilan positif de sa première année à titre de député. « Il est important pour moi d’être présent sur le terrain afin de rencontrer les citoyens de la circonscription. Cela me permet de connaître leurs préoccupations et de mieux défendre leurs intérêts à l’Assemblée nationale », affirme le député. Ce dernier accorde également beaucoup d’importance aux services offerts par son bureau aux citoyens du comté. En ce sens, au cours de la dernière année, le député et son personnel ont accompagné de nombreux citoyens de la région aux prises avec différentes problématiques en leur offrant le soutien et les ressources requises.

Depuis son élection, M. Jolin-Barrette a également eu l’occasion de rencontrer plusieurs organismes de la région. Son bureau a d’ailleurs travaillé de concert avec de nombreux organismes lors de différents événements au cours de la dernière année. Le député a aussi développé divers outils afin de faire connaître davantage les organismes de la région à la population. « L’apport des organismes de la région à notre communauté est inestimable et il m’apparait important de communiquer leurs services ».

Jolin-Barrette a par ailleurs travaillé en collaboration à plusieurs reprises avec les municipalités de la circonscription afin de faire progresser des dossiers relevant de différents ministères. Il a également travaillé en collaboration avec son homologue fédéral, le député de Chambly-Borduas, M. Matthew Dubé, sur un projet visant à modifier la règlementation nautique sur le Richelieu. Il a de plus présenté plusieurs pétitions de citoyens du comté de Borduas à l’Assemblée nationale.

Bilan de son travail à l’Assemblée nationale

Le chef de Coalition Avenir Québec, M. François Legault, a confié plusieurs dossiers d’importance au député de Borduas. En effet, dès le mois d’avril 2014, il lui a donné la responsabilité de porte-parole en matière d’immigration. Dans le cadre de cette fonction, il a notamment travaillé sur la préparation d’une réforme visant à moderniser le modèle d’immigration du Québec qui a été présenté le 16 mars dernier. En décembre 2014, M. Legault, lui a également octroyé la responsabilité de porte-parole en matière d’environnement, de développement durable, de faune et de parcs. Parmi les importants dossiers reliés à l’environnement dans lesquels il a été actif : le projet de loi n ° 32, Loi modifiant la Loi concernant des mesures de compensation pour la réalisation de projets affectant un milieu humide ou hydrique afin d’en prolonger l’application, et le projet de loi n ° 37, Loi confirmant l’assujettissement des projets de cimenterie et de terminal maritime sur le territoire de la Municipalité de Port-Daniel-Gascons au seul régime d’autorisation de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement. Monsieur Jolin-Barrette travaille, par ailleurs, depuis quelques mois sur un comité non partisan qui a été mandaté afin de doter l’Assemblée nationale d’une politique contre le harcèlement.

Au cours de la prochaine année, le député de Borduas entend continuer à défendre les intérêts des citoyens et citoyennes de Borduas à l’Assemblée nationale avec vigueur en fonction des caractéristiques particulières à la région et lutter notamment contre les hausses de taxes et de tarifs qui sont imposées aux contribuables.

Source: Communiqué

(14 avril 2015 – ©Laurier Le Journal)


 

 

avril 14, 2015

BUDGET. Le retour à l'équilibre budgétaire annoncée dans le budget de Carlos Leitao se fera « sur le dos des contribuables québécois et des familles de la classe moyenne », croit le député de Borduas, Simon Jolin-Barrette.

Comme l'avaient prévu les libéraux, le budget déposé jeudi par le ministre des Finances prévoit un retour à l'équilibre budgétaire en 2015, le premier en six ans.

S'il croit que l'atteinte de finances équilibrées et la rationalisation de l'État sont une bonne chose, le député souligne cependant que la majorité des mesures inscrites au budget sont prévues pour 2017. «Je suis content qu'on retourne à l'équilibre budgétaire, mais la façon d'y arriver n'est pas la bonne», clame-t-il.

Selon le député, la coupe de 300 M$ au pacte transitoire forcera les municipalités à augmenter les taxes municipales. Du côté de l'éducation, les compressions aux commissions scolaires les inciteront aussi à augmenter les taxes scolaires.

«Concrètement au cours des  dernières années, le fardeau fiscal des familles a augmenté d'environ 1300$ par année par famille», rappelle M. Jolin-Barrette.

L'équipe de Philippe Couillard a limité le contrôle des dépenses totales à 1,2% pour 2015 et prévoit limiter ses dépenses à une croissance de 2,2% l'an prochain, mais le député de Borduas se questionne à savoir comment les libéraux réussiront à contrôler cette cible d'augmentation.

Il se désole d'ailleurs de la faible augmentation de 0,2% du budget alloué à l'éducation, une augmentation qui ne suffira pas à couvrir l'augmentation de coûts. Une maigre hausse qui se traduira par un plus grand nombre d'élèves dans les classes et un nombre plus limité de ressources, croit le député.

«Ce n'est pas un message intéressant pour le domaine de l'éducation considérant toute l'importance de ce ministère.»

La création d'emplois, promesse non tenue

Le budget prévoit également des mesures de 121 M$ en faveur de l'économie, un montant trop faible selon le député.

Le gouvernement Couillard compte aussi créer 37 000 emplois cette année et 35 600 l'an prochain. M. Jolin-Barrette croit toutefois que cette création est insuffisante pour permettre aux libéraux de tenir leur promesse électorale de créer 250 000 emplois.  Une promesse brisée qui ne fera que nourrir le cynisme des électeurs à l'égard de la politique, pense-t-il.

«Théoriquement pour 2017-2018, il faudrait créer 90 000 emplois par année, ce qui est complètement démesuré. Ils ont promis 250 000 jobs et ils ne les livrent pas depuis le début. D'autant plus qu'en 2014, au lieu de créer des emplois, ils en ont perdu 1100 à temps plein.»

(Un article de Karine Guillet)

(27 avril 2015 – ©Oeil Régional)

Crédit photo : TC Média


 

février 23, 2015

Le député fédéral de Chambly-Borduas, Matthew Dubé, et le député provincial de Borduas, Simon Jolin-Barrette, demandent à Lisa Raitt, ministre des Transports, de se servir de son pouvoir discrétionnaire pour réglementer la vitesse des embarcations qui naviguent sur une partie du Richelieu.

«On ne veut pas qu’elle (la ministre Raitt) modifie la loi, mais elle peut le faire (simplifier la réglementation) en vertu d’un décret ministériel», a affirmé le député Jolin-Barrette lors d’un point de presse tenu vendredi dernier en compagnie de son vis-à-vis fédéral et de plusieurs maires de la Vallée-du-Richelieu.

Les deux députés ont adressé le 12 février à la ministre Raitt une lettre, également signée par 12 maires, dans laquelle ils font état de «problèmes majeurs» sur la rivière. Ils parlent ainsi d’une «vitesse excessive» qui ne facilite pas la pratique des sports nautiques, en plus de constituer «une menace réelle à la sécurité». Les élus font état des désagréments vécus par les riverains en rapport avec le bruit, sans oublier l’impact de l’érosion sur les berges.

Ils rappellent aussi qu’en novembre 2012, une rencontre avait été organisée entre les élus de la région et les agents du développement de la sécurité nautique de Transports Canada pour s’informer du processus pouvant mener à l’adoption d’une réglementation sur une partie du Richelieu. «Il a fallu qu’on leur torde le bras pour qu’ils se déplacent ici», a lancé le député néodémocrate lors du point de presse. Toujours est-il qu’à la suite de cette réunion, écrivent-ils, les élus ont compris que «ce processus sera complexe et nécessitera, pour les municipalités, l’ajout de ressources additionnelles que leurs budgets ne leur permettent pas».

Une rivière de 124 kilomètres

Prenant sa source au lac Champlain, à la frontière avec les États-Unis, le Richelieu traverse plusieurs villes et villages le long de ses 124 kilomètres. Or, la demande faite à la ministre n’aurait-elle pas plus de poids si elle était présentée par tous les maires et députés concernés, a demandé un des invités lors du point de presse? À ce sujet, M. Dubé a répondu que son homologue provincial et lui préfèrent se concentrer sur une partie de la rivière; inclure toutes les villes dans la démarche serait plus compliqué.

L’été dernier, après une longue absence, la patrouille nautique est revenue sur la rivière, cette fois opérée par la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent. Les agents ont émis 38 constats d’infraction, principalement en vertu de la Loi sur la marine marchande, qui concerne notamment le matériel à bord et les permis de navigation. Cette escouade n’avait toutefois pas le pouvoir d’agir au plan de la vitesse, celle-ci relevant des municipalités. Qui plus est, la réglementation est différente d’une entité à l’autre.

À titre d’exemple, mentionne M. Jolin-Barrette en entrevue, certaines municipalités riveraines du Richelieu ont harmonisé leur réglementation contre les nuisances causées par le bruit, ce qui a permis aux policiers de mieux intervenir auprès des plaisanciers.

Pour sa part, M. Dubé a rappelé que son collègue et député de Laurentides-Labelle, Marc-André Morin, avait tenté en vain de présenter une motion en matière de sécurité nautique. Une motion appuyée par plusieurs villes, dit-il, mais rejetée «pour des raisons partisanes».

Ce n’est pas la première fois que des élus sensibilisent le fédéral sur la question. Marcel Camiré, directeur général du Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR), a indiqué qu’une fin de non-recevoir a été souvent signifiée par le gouvernement à l’ex-maire de Mont-Saint-Hilaire, Michel Gilbert, à l’issue de ses démarches; la même situation a été vécue dans le cas des quatre MRC riveraines.

(Un article de Saïd Mahrady)

(20 février 2015 – ©Laurier Le Journal)

Crédit photo: Marc-Antoine Brodeur


 

février 23, 2015

Au cours des prochains jours, le gouvernement procédera à une consultation publique, à l’Assemblée nationale, en vue d’établir une nouvelle politique d’immigration pour le Québec. Cette initiative constitue une étape importante pour l’avenir du peuple québécois. L’occasion est belle de dresser le bilan des orientations et des actions gouvernementales dans ce domaine.

Un constat s’impose : le Québec doit, de toute urgence, repenser sa stratégie et déployer des efforts supplémentaires pour mieux fixer les contours de sa politique d’intégration. L’État doit faire mieux pour la francisation, l’accès au marché du travail et l’intégration des nouveaux arrivants. En effet, si les nouveaux Québécois font le choix courageux de quitter leur pays pour participer à l’édification de la société québécoise, encore faut-il leur donner les moyens de mettre à profit leurs compétences et leur expérience. L’immigration repose sur un pacte moral : l’immigrant a le devoir de respecter les valeurs de la société d’accueil et de tout faire pour s’intégrer ; le gouvernement, en revanche, a la responsabilité de lui apporter tout le soutien nécessaire.

Selon les dernières données, la population québécoise issue de l’immigration cumule un taux de chômage plus élevé que l’ensemble de la population. Il se situe à 11,2 %. Il est encore plus élevé pour les Québécois ayant immigré au cours des cinq dernières années et plus encore pour les Québécois issus des minorités visibles. Le taux d’activité est également plus faible, particulièrement pour les femmes. Or, on sait que l’intégration des femmes immigrantes est liée à leur participation à l’économie du Québec. En permettant aux immigrants d’occuper un emploi à la mesure de leurs compétences professionnelles, on brise l’isolement. Or, les Québécois sont très clairs à ce sujet : ils désirent une société unie, à l’opposé du modèle du multiculturalisme canadien.

Pour une politique de francisation plus musclée

C’est pourquoi, à la Coalition Avenir Québec, nous plaidons pour une politique de francisation plus musclée. Environ 40 % des immigrants admis au Québec n’ont pas la connaissance de la langue française. De ce nombre, seulement le tiers participe à des cours de francisation dans les deux premières années suivant leur arrivée, selon le plus récent rapport du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion. Remarquons que l’objectif déjà peu ambitieux qui avait été fixé par le ministère (36 %) n’est même pas atteint.

En novembre dernier, notre chef, M. François Legault, a présenté notre politique de nationalisme d’ouverture, qui comprend notamment le rapatriement des pleins pouvoirs en immigration. La mondialisation favorise l’augmentation des flux migratoires partout en Occident, et on ne peut que s’en réjouir. Mais l’angélisme et l’attentisme auxquels nous a trop souvent habitué le Parti libéral ne sauraient être une option. Il faut une politique responsable et réaliste qui respecte les capacités d’accueil réelles de notre société québécoise.

Une chose est certaine : sans volonté claire, nous n’arriverons à rien de valable. À nous de se réinventer et de relever ce nouveau défi dans l’intérêt de tous les Québécois, en n’hésitant pas à affirmer nos valeurs et à entreprendre, en toute solidarité avec les nouveaux arrivants, un nouveau chapitre de notre aventure collective.

(Un texte de Simon Jolin-Barrette)

(2 février 2015 - @Coalition Avenir Québec)


 

février 19, 2015

Une lettre a été envoyée à la ministre des transports du Canada, Mme Lisa Raitt tout dernièrement pour la modification de la règlementation nautique sur le Richelieu.  La lettre a été signée par l’ensemble des maires des municipalités longeant le Richelieu. Le député de Borduas, Simon Jolin-Barrette ainsi que le député fédéral, Matthew Dubé, on fait le point dans une conférence de presse. (18 février 2015)

(Un reportage de Marie-Eve Gaudreau)