Mariages religieux : la CAQ à la défense de l'égalité homme-femme

on mars 01, 2016

« Au Québec, un mariage comporte des droits et obligations, et ce, peu importe la religion », soutient la CAQ, en réaction à la ministre de la Justice qui défend un jugement de la Cour supérieure, porté en Cour d'appel, dissociant la cérémonie religieuse du mariage civil.    

La procureure générale du Québec Stéphanie Vallée, commentant le jugement, a affirmé lundi que des ministres du culte, peu importe leur religion, pouvaient célébrer des mariages à portée uniquement religieuse, ce qu'ont d'ailleurs plaidé avec succès ses procureurs en Cour supérieure.    

Ces mariages, qu'elle a qualifiés « d'unions spirituelles », n'auraient aucune portée en vertu du Code civil, selon la ministre Stéphanie Vallée.    

La CAQ estime que c'est l'égalité homme-femme qui est au cœur de ce débat lancé par la ministre Vallée.    

« Le gouvernement Couillard ne s'en rend probablement pas compte, mais il ouvre toute grande la porte à la normalisation des mariages forcés », a déclaré le porte-parole de la CAQ en matière de Justice, Simon Jolin-Barrette. « Avec une telle position, les libéraux s'attaquent à l'égalité entre les hommes et les femmes. Je comprends qu'ils veulent plaire à leur clientèle électorale issue des minorités religieuses, mais je leur demande de faire respecter les valeurs québécoises. » 

 La CAQ estime que cette position ouvre une brèche dans la loi québécoise en rendant vulnérables les conjoints qui resteraient avec les enfants au terme de l'union religieuse. L'un des conjoints pourrait ainsi quitter le milieu familial sans aucune obligation légale envers sa famille.    

« La ministre doit envoyer un signal clair : de tels mariages n'ont pas lieu d'être au Québec », poursuit M. Jolin-Barrette dans son communiqué. « Si vous voulez vous marier sans effet légal, on vous invite à regarder les possibilités ailleurs dans le monde. »

(1er mars 2016 – ©Radio-Canadal)