La question à un milliard

on avril 12, 2017

La semaine dernière a été dure pour le gouvernement libéral. En plus de s’être illustré comme un mauvais négociateur dans son entente avec l’entreprise Bombardier, ses choix dans la gestion des trop-perçus d’Hydro-Québec ont aussi été questionnés.

L’été dernier, le gouvernement annonçait en grande pompe une entente avec l’entreprise Bombardier, plus précisément dans son programme Série C: un investissement d’un milliard de dollars américains, soit 1,3 milliard canadien. Le Québec tout entier devenait alors partenaire financier et, en quelque sorte, sauveur de ce géant de l’aviation dont les affaires tournaient plutôt au ralenti à ce moment. 

Si plusieurs ont salué le sauvetage de ce fleuron, une évidence reste: le gouvernement libéral a mal négocié. Ma formation politique, elle, avait suggéré d’investir dans l’ensemble de la compagnie, et pas dans un seul programme. De plus, l’entente libérale ne convient d’aucun plancher d’emploi, ce qui a permis aux hauts dirigeants de Bombardier de couper des milliers de postes au Québec—avant de se voir octroyer de faramineux bonis.

Puis, quelques jours plus tard, une autre nouvelle: ma formation politique annonce que les trop-perçus d’Hydro-Québec, que le gouvernement libéral avait pourtant promis de rendre aux Québécois une fois l’équilibre budgétaire atteint, n’ont pas été retournés aux citoyens, même lorsque leur objectif financier s’est concrétisé il y a deux ans. Au total, c’est 1,4 milliard de dollars qui ont été perçus en trop—et que le gouvernement a décidé de gérer « à notre place » en les réinvestissant selon sa vision des choses.

Le gouvernement libéral se targue d’être la voix du Québec économique. Mais contrairement à ma formation politique, les Libéraux semblent parfois oublier qu’à la base d’une économie forte et vivante, il y a des travailleuses et des travailleurs qui paient des taxes et des impôts. Il ne faut jamais l’oublier.